vendredi 18 septembre 2015

45 - Plans pour la construction amateur

Les plans de la série des "Scow" sont disponibles pour la construction amateur.

http://www.nautline.com/plans_scow.php

Le Scow 420, un petit voilier de rando pour eaux intérieures

Séquence de montage en 3D

Gréement de jonque modernisé

14 planches

lundi 2 juin 2014

44 Régate du Gored

Il y a les Régates Royales de Cannes, mais l’événement select où tout yachman rêve de participer est désormais la fameuse régate du Gored, attention, l'inscription est réservée à ceux qui ont construit de leurs mains n'importe quel engin flottant en bois, plus ou moins tartouillé de plastique, sous l'égide du fameux forum BateauBois.com.

Le départ s'est effectué de la cale de Port Blanc, incroyablement saturée de monde ce jeudi après-midi, il faudra 3/4 d'heure d'attente pour mettre la barge à l'eau. Pris d'une furieuse envie, je ne puis me soulager dans un seau à l'abri de la cabine, les mémés regardant même par les hublots.

Enfin, le navire amiral, l'Alien IV, commandé par le capitaine du même nom, notre hôte, vient nous remorquer pour passer le puissant courant de la marée montante, et c'est symboliquement sous foc que nous accosterons la plage du Gored, déjà envahie par une sacrée bande de pirates.

Je ne saurais résumer avec précisions ces 4 jours d'aventures, le soleil, les maigres heures d'un sommeil peu réparateur, l'absence d'eau potable ( heureusement compensée par les boisons fermentées les plus variées ), les navigations tumultueuses dans de véritables maelstroms ont quelque peu embrouillé les événements.

Alors je vous livre en vrac quelques images fugaces, qui ne sauraient rendre l'ambiance, les discussions sans fin, les levers et couchers du soleil.

Et pour ma part, ce bref message signera le fin de ce blog, voilà, le Norwegian Wood va maintenant poursuivre ses aventures, de nombreuses croisières sont dans la tête, la Vilaine, l'Erdre...  cela n'appartiendra qu'à son l'équipage.

Mais le Norwegian Wood II est dans les cartons... au revoir.

En route pour le Gored

Mon clone Samy à la barre

Le même en pleine manœuvre 

Au petit matin

Attente du vent à couple d'Elendil

Thierry64 et son Bout de Bois

Toujours pas de vent

On papote...sur l'Aglode de PilotDeBord

Luc sur son oeuvre

JIBI's Skiff Takka

un beau TiKNot

L'annexe viking destinée au pillage

Les 3 frères, dernier sinagot historique du golfe

Belle virée avec un jeune équipier SVS's boy

La cabine d'Elendil

La cuisine d'Elendil

Elendil à quai pour l'opération de réglage du mât

Visite du chantier de Catboat


Du très beau bois

Avarie : bris du levier de dérive, on répare et on attends la marée pour rejoindre la régate

La fameuse régate : sans bouée ni jury ni règlement, aucun classement officiel.
Ici Elendil au mouillage se fait doublé par Thierry64 et To sur sa pirogue Corisco

Thierry au près sur Bubulle, un terrible "gars de Marans"

Le mât enfin à la verticale

JIBI s'élance, avec un grave problème de chapeau

Au revoir !

lundi 21 avril 2014

43 - Yack'club

Et voilà mon scow450 scow460 ( et oui immatriculé comme tel à 4.6m avec la fausse étrave suivant la norme Isotruc ) a trouvé sa place pour la saison au yacht club, c'est vraiment plus pratique et rapide d'avoir juste à hisser les voiles pour un après-midi de voile.

Samedi du vent super fort, j'ai du battre mon record de vitesse et aujourd'hui très peu de vent, entre force 0 et 2, avec des rotations de 180° ! Bref parfois je ne savais plus si j'étais au près ou au portant, j'ai même reculer un moment.

Le petit temps pluvioteux c'est formateur, on guette la moindre risée, les grains, on pagaye du safran, on pompe avec la voile...enfin à la voile j'ai réussi à boucler 5 ou 6 tours du lac.

J'ai aussi fait quelques longueurs au moteur, à vitesse 3 et environ seulement 15A, c'est suffisant comme puissance.

La place au ponton

Le yack'club

Faut pas embrouiller les bout' dans le cockpit

vitesse presque nulle...1m en 10 secondes... le vent va revenir heureusement

dimanche 30 mars 2014

42 Un dimanche de yachting

Aujourd'hui près de 6 heures de navigation sur le magnifique Lac de Haute Mayenne, plus de 200 hectares à 53 km de la maison, mais en Mayenne les routes c'est pas des 4 voies, donc il m'a fallu près d'une heure de trajet avec les bourgs et leurs ralentisseurs. La cale est heureusement bétonnée mais comme souvent bordée d'énormes blocs de pierres affleurant l'eau, une fois enlevé les branches et troncs échoués la bête va vite à l'eau... et se prend quelques rayures de rien du tout. Hélas dans le feu de l'action je plie un garde boue de la remorque en plastique, qui était aussi solide qu'un spaghetti cru.

Je passe un certain temps à gréer les voiles, ça souffle un bon force 4, rafales à 6, donc premiers bords avec la nouvelle grand'voile et le foc. Avec la nouvelle quille c'est nettement mieux au près, ça va plus vite et surtout avec un bien meilleur cap. Aussi les virements sont plus rapides. Le vent comme toujours est pile dans l'axe de la cale, mais à force de virements je fais le tour du plan d'eau et revient pour avaler quelques tartines de rillettes.

C'est reparti avec en plus l'artimon, gain de vitesse, gain de cap, bateau super équilibré je peux lâcher la barre. Je tiens les écoutes avec les mains et barre avec...un pied ! Sous les rafales je me fais un peu peur, non pas par crainte de chavirer, mais le gréement se ramollit, le hauban sous le vent devient lâche ; retour à la cale pour reprendre les transfilages.

Enfin un dernier tour pour tester le moteur électrique sous un vent mollissant, sous foc et artimon je tire quelques bords puis je me mets face au vent. A vitesse 1 on recule légèrement, à vitesse 2 on fait du sur place, à vitesse 3 et 4 on avance tranquille, et à vitesse 5 on va aussi vite que sous voiles ; bref c'est un succès. N'ayant qu'une petite batterie de voiture, je fais quelques longueurs à vitesse 3 et 4, c'est le meilleur ratio ampères consommés/distance parcourue.

Pas de photos, de toute façon c'est impossible d'en prendre en manœuvrant par bon vent.

dimanche 9 mars 2014

41 La mer promise

Bravo à Luc qui après 5 ans de chantier vient de mettre à l'eau son magnifique knorr Elendil en Bretagne, hélas remis au sec aussitôt suite à des problèmes infâmes avec son #$?@ de moteur ( un beau geyser à la ligne d'arbre ), mais il est loin de se décourager !

La galerie de PiloteDeBord
Profitant d'un soleil de plus en plus radieux, j'ai passé quelques heures de ci de là à finir les bricoles sans fin : tannage de la voile, profilage et montage de la nouvelle quille, chaise moteur ( oui un moteur !  un beau moteur électrique, le plus puissant en 12V ), passe-câble vers la batterie qui servira de lest central dans la cabine, écoute de grand-voile, pic et bôme, retouche de peinture, taquets de drisse et d'amure, un coup de lasure à l'intérieur, reste plus qu'à coudre des petits rideaux.

Bref le Norwegian Wood est prêt pour sa prochaine croisière.

L'ancienne quille sert de gabarit

sympa le montage en se tortillant sous la remorque

tannage à la soupe à l'huile de lin

Le progrès...suite aux menaces de mutinerie de Samy

Et voilà le travail...25 heures de couture à la main, Faut zou fair'


mercredi 19 février 2014

40 Avant la Cup'

Chers blogonautes, après une longue pause hivernale très arrosée, voici la seconde saison de navigation qui s'annonce, avec au programme croisières fluviales et lacustres, et même une régate organisée par bateaubois.com fin mai.

Depuis l'épique croisière sur la Maine, le scow attend lui sagement sur sa remorque embourbée et impossible à sortir du terrain.

C'est donc au chaud que le chantier avance, avec une nouvelle quille en préparation et surtout une nouvelle voile au tiers de 5.3 m², qui va prendre le relais de la voile carrée pour le largue et le près.
C'était mon dernier drap en stock, la mise en forme se fait laborieusement avec des pinces en sillets sur la chute.

Les jours allongent, manque juste un peu de soleil pour remettre la barge à l'eau.

Photo inédite - octobre 2013



Couture à la main

Encore du boulot de mise en forme avant le tannage

La quille V2

dimanche 3 novembre 2013

39 "Croisière de luxe sur un yacht"

C'est par cette annonce que j'ai recruté Samy comme équipier pour une virée sur la Maine, ce n'est pas un débutant, ayant pratiqué le dériveur, le cata, et même le 60' open lors du dernier Vendée Gloups virtuel, il faut dire que Samy est aussi mon frangin.

Etant fort occupé, la croisière est repoussée pour le 1er novembre, pas vraiment la saison, en attendant une belle journée d'octobre sera l’occasion d'essayer le bateau avec toute la famille, les gars étant prêts à aller jusqu'aux Galapagos ( comme dans les Cités d'Or ). Les dépressions s’enchaînent sur l'Atlantique, alors que la première étape de la Mini Transat est annulée et la Jacques Vabre repoussée, mais pas question de se débiner !

Départ du port d'Ecouflant en fin de journée, il fait déjà bien sombre, sous une pluie battante je mets à l'eau le navire prépare la voilure, Samy arrive un peu en retard et sans plus attendre on embouque plein ouest la Vieille Maine, au près sous foc et artimon. La nuit nous surprend et on mouille en catastrophe sur un îlot désert en s'aidant des pagaies.

Après un bon repas, nuit très agitée, vent de force 7, gros clapot, le bateau se remet tout seul à l'eau au milieu de la nuit, l'eau est montée de 30cm avec le déluge et le mouillage dérape... je dors que d'un œil, ambiance très humide, les cirés sont détrempés.

Le matin voit le retour du soleil, on ouvre l'écoutille et enfin tout sèche, le vent reste fort et évidemment dans l'axe du chenal, nous remontons péniblement à la force des bras, un peu aidé par l'artimon au gré des risées.

Ouf on atteint la confluence de la Mayenne, belle rivière bordée d'arbres, on descend tranquille abrité du vent au largue ou au près suivant les méandres, Samy sert de propulseur d'étrave pour éviter les branches. On croise des sportifs en 8 barrés et on évite les lignes des nombreux pêcheurs.

Vers midi on rejoint la Maine au portes d'Angers, gros stress pour remonter au vent en zigzaguant entre les piles des ponts par force 6 ! Escale sympathique, bon déjeuner de foie gras et autres douceurs, sieste, et test exclusif du fameux wc-sec à sciure,  très pratique et bien utile en zone urbaine, sans discret coin tranquille.

On repart plein nord face au courant, en surfant les vagues par un bon force 5, la grand' voile s'avère indispensable pour remonter, dans les molles et le dévent des haies on fait même du sur place ! On se rapproche de la rive opposée pour retrouver de l'air ( les branches s'agitent ), et un courant moins fort, ça repart et en fin d'après-midi on aperçoit le port d'arrivée.

Reste à hisser la bête sur la remorque, à ranger le fourbi de la cabine et à se rentrer. Bilan : le Norwegian Wood s'en tire avec 2/3 rayures, la voiture un gros gnion sur la porte du coffre ( on voit rien en marche arrière...).

Cette sortie clôt la saison de navigation, on reprendra au printemps avec une voile centrale axiale pour le près, la voile carrée restante indispensable pour remonter le courant, mais sa plage d'utilisation correspond plus à un spi asymétrique. Il apparaît qu'en rivière, le vent suit inexorablement le lit ou la vallée, on est donc majoritairement au près ou au vent arrière, rarement au largue. Aussi ajout d'une quille longue V2 plus longue de 20% et 5 cm plus profonde pour améliorer la stabilité de route.

Autour de l'île Saint Aubin

Samy travaille sa partition, inspiré par Eole ?

Prise de possession de l’îlot par l'empereur Samy 1er

Sur la Vieille Maine au matin

Tranquille sur la Mayenne

Aux portes d'Angers

Samy le pirate

Toutes voiles dehors, on fonce !

Sur la Maine


"La voile de viking", dixit le gars de la cale